Une représentation donnée devant une salle vide est une expérience aussi pénible pour les artistes que pour l'organisateur. La meilleure façon d'éviter un "bouillon" est d'être capable de remettre en cause ses propres goûts et de se poser la question : "le projet de spectacle dont je suis porteur est-il vraiment susceptible d'intéresser le public auquel je le destine ?"
Car le choix d'un spectacle est bien évidemment lié au public que l'on veut cibler. La bonne connaissance du dit public est une clé du succès.
Mais l'organisateur s'attachera aussi à définir les critères de choix en fonction d'un projet culturel préalablement établi en tenant compte de son environnement : capacité technique de la salle, proximité d'un autre lieu de diffusion, élaboration d'une première programmation, etc.
Une programmation culturelle annuelle permettra de diversifier les spectacles, de satisfaire et fidéliser des publics variés, plus que ne le fera une représentation occasionnelle qui ne créera pas de dynamique réelle et durable.
Pour attirer de nouveaux publics, une politique de programmation découlant de choix artistiques exigeants est un atout considérable, dès lors qu'elle va de pair avec un travail de communication conséquent et bien ciblé. Et souvent, associations, communes et autres collectivités ont tout intérêt à s'associer pour l'accueil de ces spectacles afin d'en assurer ensemble la réussite.
Il faudra aussi tenir compte des nombreuses sollicitations dont fait l'objet le public et éviter de programmer un spectacle à la même date qu'un autre événement proposé dans les environs. Pour éviter ces télescopages de calendrier préjudiciables à tout le monde, il est essentiel de se tenir au courant de la vie culturelle régionale et d'entretenir un dialogue suivi et de bonnes relations avec tous ses acteurs.